Les jeunes québécois ont une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif, deux habitudes de vie reconnues par les communautés locales et par toute la société comme des éléments essentiels à leur plein développement et à leur réussite éducative.
Le mode de vie et l’alimentation des jeunes sont au centre des préoccupations de Québec en Forme.
Mais qu’en est-il de l’adoption de ces comportements? Comment développent-ils de saines habitudes de vie?
Dans la petite enfance, les expériences avec les aliments influencent à la fois les préférences et la consommation. L’exposition très tôt à une grande variété d’aliments est cruciale. Du côté de l’adolescence, les habitudes alimentaires sont encore en développement et il est important de les aider à adopter de saines habitudes. Ainsi, la capacité de préparer et de choisir des aliments qui favorisent une saine alimentation apparaît comme un ensemble de savoirs et d’habiletés complexes essentiels à la santé.
Les jeunes qui ont eu très tôt l’occasion de vivre des expériences de réussite dans un sport et dans des activités physiques, et qui ont pu acquérir alors des habiletés motrices, ont accru leur confiance dans leurs capacités. Il en va de même pour des activités de jardinage et de cuisine.
Pour les jeunes, avoir du plaisir, pouvoir se détendre et rencontrer des gens sont aussi importants que la connaissance des bienfaits de l’activité physique et d’une saine alimentation.
Le mode de vie n’est pas seulement affaire de comportements personnels, mais relève aussi de facteurs qui ont trait à l’environnement économique, socioculturel, physique et politique. Or, ces déterminants sont plus critiques dans les milieux défavorisés où les ressources sont souvent insuffisantes pour répondre aux besoins.
Ainsi, le soutien des pairs, de la famille et de l’entourage a un effet stimulant sur la pratique d’activités physiques et l’adoption d’une saine alimentation. En outre, une offre de service diversifiée et adaptée et des milieux de vie ouverts — dont l’école où les règlements favorisent des activités encadrées par du personnel qualifié et des activités parascolaires sécuritaires et stimulantes— sont autant d’incitatifs à l’adoption de saines habitudes de vie.
L’environnement physique est également très important : avoir accès à des installations sportives et récréatives (à un coût abordable et selon des horaires adaptés), à des parcs urbains aménagés, à des sentiers piétonniers, à des voies cyclables et à des cours d’école aménagées facilite la pratique d’activités physiques et sportives. La présence de lieux d’achats où l’on retrouve des aliments à haute valeur nutritive à proximité et à bon prix, l’amélioration du marchandisage en faveur de produits sains, l’accès à des jardins et à des installations adéquates de cuisine ou de salle à manger faciliteront aussi une saine alimentation.
La responsabilité d’un environnement favorable à une saine alimentation et à l’activité physique repose en grande partie sur les personnes qui agissent comme décideurs dans les différents milieux de vie des jeunes. De même, les médias et les adultes modèles qui proposent des comportements positifs sont susceptibles de renforcer la motivation des jeunes à opter pour de saines habitudes de vie.
